Pour une mémoire nuancée du Nivernais antique
Au fil des cartes anciennes et des fouilles, une image se dessine : le Nivernais n’a pas été « conquis » par Rome, mais travaillé lentement, inégalement, par des apports extérieurs auxquels les habitants ont constamment répondu par des adaptations, des résistances, des choix partiels.
De Garchy à la forêt de Breuil, des grands axes fertiles aux chemins pierreux du Morvan, la romanisation vécue ici fut tout sauf uniforme. Aujourd’hui encore, dans la géographie de nos villages, les noms de lieux, la trame rurale ou les légendes locales, on devine cette épaisseur d’une histoire où l’Empire n’effaça jamais totalement les sentiers plus secrets de notre terroir.
Pour aller plus loin : explorons sur le terrain ces traces ténues, ces marges oubliées, et laissons le vent du Morvan nous souffler quelques vieilles questions — sur nos paysages, nos identités, et nos racines mêlées.