Enseignement, transmission culturelle et pouvoir symbolique
Dès le XIIe siècle, à la faveur de la réforme grégorienne, le curé — souvent l’un des rares lettrés du village — assumait non seulement la prédication, mais aussi une forme d’enseignement informel. Lectures, récits édifiants, même transmission basique des rudiments du calcul aux enfants de notables, passaient par la sacristie ou le parvis. (Voir “L’école rurale au Moyen Âge”, Jacques Verger, 1997).
Les églises rurales, tout particulièrement celles du Morvan (Moulins-Engilbert, Saint-Léger-sous-Beuvray), recelaient des fresques, des “livres de pierre”, contant l’Apocalypse, la parabole du riche et du pauvre, la vie des saints patrons. Ces images façonnaient une culture commune. La célèbre légende de la “cloche d’Anost”, volée par des maraudeurs et retrouvée miraculeusement à la source du ruisseau, a traversé les siècles et se racontait à la veillée, rappelant que le profane et le sacré n’étaient jamais éloignés.
- Transcription de faits historiques locaux, gardés dans les registres latins ou, dès le XVe siècle, en français
- Conservation des coutumes orales et des règles communautaires